Sondage sur les assurances professionnelles des membres ASTTI

De João Esteves-Ferreira et Roxane Jacobi

L’ASTTI a lancé un sondage auprès de ses membres pour connaître leur position par rapport aux assurances professionnelles. Cent membres ont répondu et nous pouvons donc considérer que les données recueillies sont suffisantes pour se faire une idée de la situation.

Une très forte proportion des personnes qui ont répondu n’ont pas souscrit d’assurances professionnelles[1]
– perte de gain: 70%
– prévoyance professionnelle: 65%
– responsabilité civile professionnelle: 83%.

Chose étonnante, ceux qui n’ont pas d’assurances professionnelles déclarent majoritairement ne pas en souhaiter une (perte de gain) ou semblent se fier à une assurance privée pour leur couverture professionnelle (RC). Ce dernier résultat est à rapprocher de la dénonciation, en 2013, du contrat d’assurance collective de prévoyance professionnelle de l’ASTTI, en raison du nombre très faible de membres qui s’y étaient intéressés.

Les données les plus intéressantes tirées de ce sondage concernent l’assurance perte de gain:
Si nous examinons de plus près les dispositions prises dans ce domaine, nous constatons que 22% des professionnels non salariés de l’ASTTI demandent à percevoir une indemnité après moins de 1 mois d’arrêt de travail, 30% après un mois, 30% après 2 mois et 18% après 3 mois. Ceci voudrait dire que pratiquement la moitié des sondés estiment ne pas pouvoir vivre sur leurs réserves financières pendant plus d’un mois, alors que l’autre moitié le considère possible.

En ce qui concerne l’indemnité journalière, nous voyons que 25% des sondés recevraient 3 000 CHF ou moins par mois, 50% entre 3 001 CHF et 6 000 CHF par mois et 25% plus de 6 000 CHF par mois (dont la moitié exactement plus de 10 000 CHF).

Il est intéressant de comparer ces indemnités avec ce que les membres ASTTI considèrent être un revenu leur permettant de vivre confortablement[2] :
– 3 000 CHF ou moins par mois: 3,5%
– entre 3 001 CHF et 6 000 CHF par mois: 32%
– plus de 6 000 CHF par mois: 65% (dont pratiquement la moitié plus de 10 000 CHF).

Même si cela n’est pas une conclusion scientifique, il semble qu’en cas de maladie ou d’accident, la plupart des sondés ne combleraient avec leur assurance perte de gain qu’une partie de ce qu’ils considèrent comme revenu confortable: cela signifie-t-il qu’ils ont calculé devoir couvrir seulement leurs frais fixes et une partie de leur bénéfice habituel?

La commission des tarifs et revenus de l’ASTTI a pris connaissance de ces chiffres avec préoccupation et ne peut que recommander aux professionnels rassemblés au sein de l’ASTTI, en particulier les indépendants, de conclure des contrats d’assurance professionnelle. Couplés aux contrats habituels d’assurance maladie et accidents et de l’assurance AVS obligatoire, de telles précautions permettront aux membres de l’ASTTI de jouir d’une relative tranquillité dans leur vie professionnelle et de voir avec confiance leur situation lorsqu’ils cesseront leur activité.
Deux compagnies d’assurances sont membres de soutien de l’ASTTI. Notre association suggère à ses membres de penser à elles lorsqu’il s’agira de souscrire ou de renouveler leurs polices d’assurance.

J. Esteves-Ferreira et Roxane Jacobi
Commission des tarifs et revenus

[1] Il se pourrait qu’une partie plus ou moins importante de ces personnes soient des travailleurs salariés, pour lesquels ces assurances sont moins pertinentes : le libellé des questions du sondage ne permet pas de déterminer si tel est le cas.
[2] Chiffres tirés d’un sondage auprès des membres en 2014, dont les résultats sont encore en phase d’analyse et seront publiés prochainement.

2 comments

  1. Angelika Eberhardt says:

    Bonjour,
    Merci de cet article. Quelles assurances sont des membres de soutien?
    Meilleures salutations
    Angelika

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