Grâce au «Guide du traducteur indépendant», se mettre à son compte n’est plus un parcours du combattant

Bravant un froid polaire, plus d’une quarantaine de personnes sont venues écouter le 19 janvier 2017 à Genève l’exposé de M. Michaël Maillard portant sur les démarches à effectuer pour créer son entreprise et obtenir le statut d’indépendant. RencontreRegionale M. Michaël Maillard, traducteur diplômé de la FTI, auteur du «Guide pour le traducteur indépendant», et Mme Marie-Cécile Aureille-Attanasio, enseignante à la FTI et directrice de ce mémoire de fin d’études, dans une salle pleine à craquer. (Photo: Angelika Eberhardt)

Encore en formation à la FTI, bon nombre d’étudiants se demandent s’ils devraient déjà se mettre à leur compte en tant que traductrices ou traducteurs indépendant-e-s avant d’avoir terminé leurs examens de master. Très souvent, par manque d’expérience, ils imaginent à tort que les aspects dont il faut tenir compte sont si compliqués qu’ils renoncent à l’idée avant même d’avoir essayé. Avec les explications de M. Michaël Maillard, ils ont réalisé que ces démarches sont loin d’être insurmontables.

Afin de présenter toutes les démarches à envisager, M. Maillard s’est référé à divers ouvrages sur la création d’entreprise et la pratique de la traduction en conditions professionnelles ainsi qu’aux informations officielles communiquées par les administrations cantonales et fédérales compétentes. Il a complété ces informations à l’aide d’un questionnaire adressé aux traducteurs indépendants afin d’étudier leurs méthodes de gestion de l’activité indépendante. Ce questionnaire avait notamment été publié sur le site web de l’ASTTI.

Les aspects juridiques, administratifs, financiers et commerciaux ont été expliqués dans le détail (voir la présentation) et de nombreuses questions pratiques ont été posées par le public touchant, p. ex., aux formes juridiques des entreprises, aux aspects fiscaux, aux assurances sociales, à la facturation, à la tarification et à la reconnaissance du statut d’indépendant par la Caisse de compensation cantonale AVS.

Relevons en outre qu’aujourd’hui, avec l’existence d’outils permettant de créer gratuitement un site web, cette démarche marketing nécessaire à l’acquisition et la fidélisation de la clientèle est désormais à la portée de chacun.

Des praticiens présents dans la salle ont tenté de répondre de manière concrète aux très nombreuses questions posées par les étudiant-e-s. Pour celles et ceux qui n’auraient pas encore reçu de réponses satisfaisantes, rappelons que l’Association suisse des traducteurs, terminologues et interprètes (ASTTI) dispense régulièrement des cours de formation continue dans ces domaines et dispose de mentors prêts à aider de futurs traducteurs indépendants à mettre le pied à l’étrier.

Pierre-André Rion, co-animateur du groupe régional genevois de l’ASTTI

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